POUR QUE LE TOIT SOIT UN DROIT(19/08/1999)...retour

Lundi, aux alentours de 8 heures du matin, Jean-Marc et Chantal, qui avaient été relogés mardi dernier par l’APEIS (voir l’Humanité de mercredi 11 août), ont à nouveau été expulsés de leur logement. Le préfet de Val-de-Marne avait donné son aval, alors que leur dossier se trouvait en réexamen à la préfecture et que les «3F » devaient rencontrer l’APEIS.

Cette foi, des violences, ont été commises (Chantal ayant des lésions corporelles attestées par un avis médical) lors de l’intervention des forces de police, devant les yeux des enfants apeurés.

L’APEIS a répliqué en organisant, de mardi, deux opérations. Un premier groupe avec (Malika Zédiri, vice-présidente de l’APEIS, et cinq autres membres a investi pour la deuxième fois l’appartement dont Jean-Marc et Chantal avaient été délogés la veille.

Une deuxième équipe, incluant les expulsés, a siégé devant la préfecture du Val-de-Marne pour réclamer un rendez-vous en urgence avec le préfet, afin d’arrêter ces procédures d’expulsion prises alors qu’aucune mesure de relogement n’est prévue, bien que la loi contre les exclusion le stipule.

Eliane Hulot, première vice-présidente du conseil général, a manifesté son soutien à l’association et aux actions « qui ont pour but de défendre les locataires en difficulté et de bonne foi ». La vice-présidente a réclamé au préfet « de bien vouloir recevoir les représentants de cette association et les personnes concernées ». Hier,  le groupe qui campait devant la préfecture a été délogé par les CRS et a donc rejoint les autres membres chômeurs de l’APEIS dans l’appartement réoccupé par les militants de la solidarité.

Humanité, jeudi le 19 août 1999

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