La réduction du temps de travail : un engagement majeur.
A la veille de la rentrée parlementaire, Patrick Braouezec a débattu avec des Dionysiens de dossiers d'actualité.
Mercredi dernier, en mairie, près de soixante-dix personnes avaient répondu à l’invitation du député communiste Patrick Braouezec, maire de Saint-Denis, pour débattre avec lui des grands dossiers, à la veille de la rentrée parlementaire. Plusieurs intervenants ont ainsi évoqué la réduction du temps de travail : « Où en est-on ? », « Pourquoi ne réduit-on pas plus fortement les durées maximales ? », « On devrait travailler tous ensemble pour améliorer les choses, car une brèche semble s’ouvrir… »
« La réduction du temps de travail doit être un engagement majeur », a souligné Patrick Braouezec. La question de fond est celle de la création d’emplois, sachant « qu’il n’est pas supportable socialement de se contenter d’observer une société qui compte des millions de chômeurs, précaires, exclus, etc. ». En réponse à des questions sur les positions de manifestations lancées par la CGT ou encore par Robert Hue à la fête de l’Humanité, il a noté qu’elles « ont leur utilité, car il est plus facile, à 2 heures du matin, dans l’hémicycle, de défendre un amendement quand des milliers de voix se sont fait entendre avant ».
A propos de Michelin, « je pense que c’est une sorte de test, présenté avec un cynisme extraordinaire », a-t-il poursuivi, ajoutant, en réponse à un participant qui avait lancé « que pensez vous faire pour stopper cette stratégie ? », qu’il fallait « arriver à faire le lien entre ces questions et d’autres éléments nationaux ou internationaux. Pour réfléchir et agir, nous devons mettre ces questions en perspective. ». GR
Journal de Saint-Denis N° 374 le 29 septembre 1999