MOUVEMENT 4X8...retour
visites Men and women at work !

Dernière mise à jour sur la page 01 jan 2010  sauf  la centaine de photos 1er mai 2010 en bas de page et la manifestation du 24 juin 2010 et les HUBOTS 14 avril 2013  chanson TAXER LES ROBOTS

27-08-2013. tract du 10 septembre 2013 pour la retraite, etc.      Pour mettre un lien pointant au milieu de la page par exemple vers la chanson Taxer les Robots : utiliser les signets #96) exemple

                                                   http://mouv4x8.perso.neuf.fr/FrLstROS.htm#96)       ( n'oublie pas la parenthèse fermante à la fin! )

Je suis désolé de n'avoir pas le temps de vous donner toutes les évolutions de la cotisation ROSE entre 2004 et 2010. Il a fallu la semaine de 4 jours pour bien faire ce travail !!!

 

Vous pouvez en attendant voir ==> http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=robot+cotisation+rose&aq=f&aqi=&aql=&oq=&gs_rfai=

       ou "taxer les robots"         ==>  https://www.google.fr/?gws_rd=cr&ei=zOfHUoqgAsmy0AWS0oAY#q=%22taxer+les+robots%22

       ou "tax the robots"           ==>  https://www.google.fr/?gws_rd=cr&ei=tt3HUtWEMams0QXD-oCADQ#q=%22tax+the+robots%22+


eMail me... mouv4x8@club-internet.fr
Liste des affiches de la cotisation sociale ROSE etc :

1. Cotisation sur chaque Robot (version 1)
    Pour la retraite une Cotisation sur chaque Robot (version 2)
         Copie .pdf pour impression A4
2. Cotisation sur chaque Ordinateur (version 1)
    Pour la retraite une Cotisation sur chaque Ordinateur (version 2)
        Copie .pdf pour impression A4
3. Cotisation sur chaque Système Expert (version 1)
    Pour la retraite une Cotisation sur chaque Système Expert (version 2)
        Copie .pdf pour impression A4
4. Cotisation sur chaque Billetterie SNCF (version 1)
     Pour la retraite une Cotisation sur chaque Billetterie SNCF (version 2)
        Copie .pdf pour impression A4
5. Cotisation sur chaque Lecture Carte à Puce (version 1)
    Pour la retraite une Cotisation sur chaque Lecture Carte à Puce (version 2)
        Copie .pdf pour impression A4
6. Cotisation sur chaque Affranchisseuse PTT (version 1)
    Pour la retraite une Cotisation sur chaque Affranchisseuse PTT(version 2)
        Copie .pdf pour impression A4
7. Cotisation sur chaque Point Argent version 1
    Pour la retraite une Cotisation sur chaque Point Argent (version 2)
        Copie .pdf pour impression A4
 

30)


  31)


Grande manifestation à Paris du dimanche 25 mai 2003  à Paris Nation à place de Clichy
.
Les avances scientifiques permettent d’allonger la durée de la vie et en même temps permettent de créer les Robots, Ordinateurs et Systèmes Experts très performants qui produisent les biens et nourriture de première nécessité avec toujours moins d’actifs. Les retraites sont calculés sur la masse salariale de la valeur ajoutée qui depuis 20 ans a diminué environ 10% (équivalent à 1,2 mille milliards de francs) suite à la mécanisation de notre société (le travail de machines n’est pas dans la masse salariale.) 
Alors il faut que ces machines cotisent, 
elles aussi, aux caisses de retraites !

.
32)    Comment appliquer la cotisation sociale sur les robots ?
.
C’est comme pour la voiture qui a des 5 chevaux, 7 chevaux, etc… pour la vignette automobile on a attribué à chaque voiture une force de traction comparée à un cheval.

De la même manière pour calculer le montant de la cotisation sociale sur les machines qui remplace les hommes  il faut attribuer une puissance de travail aux machines comparée à l’homme. Par exemple un robot qui peint des voitures chez Renault travaille en 3 équipes dans 24 heures et remplace déjà au moins trois hommes. On peut dire que le robot à une cadence trois fois plus rapide que l’homme. A la louche il remplace 9 hommes.

Prenant le salaire moyen à 10 000 francs et les cotisations moyennes patronalles à 33% (un tiers) ce robot va payer un tiers de (9 hommes fois 10 000 F) qui fait 30 000 francs par mois.

Les calculs joints, un peu "à la louche" quant au nombre de machines en service, méritent d'être affinés. PREMIER CHIFFRAGE (Excel, 25 ko au 29 mai 2003)

33).    La ville de Bruxelles invente la vignette sur l'ordinateur et provoque un tollé chez les industriels de la ville

34)    "Travailleur, la machine doit te libérer et non t'asservir". JOC 1936.

35)  1) Presque 169 photos de la manifestation du dimanche 25 mai 2003 prises par Pauline MARIAU
         http://perso.club-internet.fr/mouv4x8/11Sept01/LstPhoM13a.htm
      2) Presque 200 photos de la manifestation du dimanche 25 mai 2003 prises par Patrice LECLERC
        http://perso.wanadoo.fr/leclerc.patrice/
      3)  Les photos de la manifestation du 25 prises par  C.Gauthier et G.Chenuet
       4)  Manifestation du 15/06/2003 http://membres.lycos.fr/lotuscommunaux/LstPhoM15a.htm

36)  1) 297 photos de la manifestation du mardi 10 juin 2003 prises par John MITCHELL
       2) 129 photos de la manifestation du mardi 10 juin 2003 prises par Alain CHAVAUDRA

37)  1) 239 photos de la manifestation du jeudi 19 juin 2003 prises par Alexandre MITCHELL
       2) xxx photos de la manifestation du mardi 19 juin 2003 prises par Alain CHAVAUDRA

38)  1) 89 photos de la manifestation du samedi 1 mai 2004 prises par Ghislaine MITCHELL

39) Il y a les explications plus complètes sur la cotisation ROSE dans le livre du mouvement 4x8 :

........
 

40) "La semaine de quatre jours Version Originale"  260  pages voient
      http://perso.club-internet.fr/mouv4x8/SOUSCRIP/Souscript1.htm pour plus de détails ou  contacter
      l'éditeur du livre "Le temps de Cerises" (6 avenue Edouard Vaillant 93500  PANTIN
      La France. Tél: 01 49 42 99 11. Fax: 01 49 42 99 68
      le-temps-des-cerises@wanadoo.fr )

41) Vous avez les photos du Robot qui a été présent partout en Europe à
       FrLstPho.htm

42) Vous trouverez les autocollants à fabriquer pour beaucoup des machines qui remplacent les travailleurs à
         FrEtiX16.htm

43) Vous avez la recette de la cotisation ROSE sur les POINTS ARGENT en France à
       http://perso.club-internet.fr/mouv4x8/FrExpA16.htm

44) Vous avez le premier chiffrage "à la louche" de la cotisation sociale (ROSE) assise sur la capacité de production de toutes les machines informatiques à
        http://perso.club-internet.fr/mouv4x8/FrExpA30.htm

45) et plus complet par Christian Denis à http://www.grainvert.com/article.php3?id_article=32
(faire recherche sur "Premier Chiffrage")

46) Revue de Presse sur la Cotisation ROSE
(La ville de Bruxelles invente la vignette sur l'ordinateur Et provoque un tollé chez les industriels de la ville.)
     FrRevPRo.htm

47) Merci d'avance d'envoyez vos propres dessins et vos propres étiquettes sur la cotisation ROSE à
    mouv4x8@club-internet.fr

48) Liens intéressants sur ce sujet :
49) Why use a robot => http://dspace.dial.pipex.com/robotics1/whyrobot.htm
50) GRAINVERT     => http://www.grainvert.com/article.php3?id_article=32
51) GRAINVER        => http://www.grainvert.com/imprimerart.php3?id_article=32
52) Cutting Edge: Technology, Information Capitalism and Social Revolution =>
http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/1859841856/ref%3Ded%5Foe%5Fp/103-5455382-2941442
53) 5) Robots Will Replace Us! => http://sobs.org/chilocal/dickdown/corpcomp.html
54) Robotic surgery comes to TriHealth =>
    http://www.enquirer.com/editions/2003/03/07/loc_robotsurgery07.html
55) ROBOTS & WORKERS => http://www.nybooks.com/articles/5250
56) ROBOTS Workers and Robots Hans F Sennholz =>
    http://www.libertyhaven.com/noneoftheabove/sciencetechnologyortheinternet/workersrobots.shtml
57) Social Dividend => http://www.anice.net.ar/intsyst/socdivid.htm
58) Cartesians Aren't Flashy, But They Get the Job Done => http://www.roboticsworld.com/features.asp
59) Corporate Power & the Quality of Life =>
    http://www.globalexchange.org/education/publications/CorpsIntro.html
60) Un excellent texte sur les retraites, en ligne sur le site du FST : faites passer...
    http://www.forum-social-tarnais.org/article.php3?id_article=297
61) les echecs de fonds de pension en france :
    http://www.forum-social-tarnais.org/article.php3?id_article=292
62) Attac France % Retraites: Solidarité, Productivité, ... http://www.google.fr/search?q=cache:v6jsLIq4D5QJ:www.france.attac.org/site/page.php%3Fidpage%3D2352%26langue%3D+masse+salariale+2003+france+insee+attac&hl=fr&ie=UTF-8 (c)
63) Le Monde diplomatique : "Retraites, les scénarios catastrophes"
    http://www.monde-diplomatique.fr/1999/06/PASSET/12114
64) MODELISATION d'un REGIME de RETRAITE (c)
http://www.google.fr/search?q=cache:EENF8h_-htIJ:perso.club-internet.fr/rene-albert/QNUM-RETRAITE.htm+MODELISATION+d%27un+REGIME+de+RETRAITE&hl=fr&ie=UTF-8
65) D'autres réformes des retraites sont possibles. Voir les propositions d'attac à http://france.attac.org/site/page.php?idpage=2504&langue=
66) Retraites : il faut taxer les robots. Vivre la revolution !  http://perso.cs3i.fr/do/ag/581.htm
67) L'ordinateur coupable?  http://www.cybersciences.com/Cyber/1.0/1_29_75.asp (c)

68) "Faire payer les machines"   dans le journal 4x8 en 1994 ==> http://mouv4x8.perso.neuf.fr/Jr05P01a.htm

69) Manifestation 2003 photo du journal Humanité
70) --------------------------------------------------------------------------------
Mieux répartir les richesses, c'est quoi?

> Les affecter moins au capital et plus au travail. 

Chaque année, la valeur ajoutée issue de l’activité des entreprises et administrations est considérable. En 2001, en France, elle a atteint 1 350 milliards d’euros. 
Cette valeur ajoutée est ensuite partagée entre différentes utilisations: rémunérations des salariés, profits, impôts sur la production en particulier. Si l’on prend uniquement ce qu’on appelle les sociétés non financières (qui contribuent pour 60% à la valeur ajoutée totale), on constate qu’en 1982*, 72,5% de la valeur ajoutée allait à la rémunération des salariés, 25% aux profits. 
Depuis, pour les salariés, c’est la dégradation. 
En 2001, 64,7% sont allés aux salaires, 31,6% aux profits. 
Sur la seule année 2001, la perte pour les salariés s’élève ainsi à 59,7 milliards d’euros, dont 12,5 milliards d’euros de cotisations retraite. Sur l’ensemble de la période, ce sont ainsi 790 milliards d’euros qui ne sont pas allés aux salaires et cotisations sociales pour les seules sociétés non financières. Ce sont ainsi, sur la base des taux de cotisations actuels à la retraite (25% pour les cotisations patronales et salariales), 170 milliards d’euros (plus de 1 100 milliards de francs) qui ont été détournés des caisses de retraite sur vingt ans. Ce qui relativiserait d’autant les problèmes actuels, ou ce qui aurait largement alimenté les recettes d’un fonds de réserve des retraites.

(*) Source: INSEE, comptes nationaux.
Source :  http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/dossiers/dossiers/pp_sem_archi.asp?dossier=2&id=328

 

71) Des photos de 1er mai 2009

http://www.flickr.com/photos/37988305@N07/

 

72) Manque de peau mon robot sympathique "Vilvorde" de plus de 10 ans est pour la première fois dans le journal Libération mais pas dans les kiosques à cause de la grève des Nouvelles messageries de la presse parisienne.

http://www.liberation.fr/politiques/0101573890-des-manifs-oui-mais-sur-fond-de-divisions-syndicales

Il y a tant choses à dire mais il y a que 24 heures dans la journée !!!

Une centiaine de Photos du 1er Mai 2010 pour les retraites:( cliquer sur l'image pour avoir accès aux autres photos).

73) [URL=http://img263.imageshack.us/i/cimg1681.jpg/][IMG]http://img263.imageshack.us/img263/9746/cimg1681.jpg[/IMG][/URL]

Uploaded with ImageShack.us

Demain il y aura les Robots,  Ordinateurs et Systèmes Experts plus en plus puissants, plus en plus petit et surtout plus en plus NOMBREUX

En quelque sort plus en plus ROSE avec une cotisation sociale progressive et pérenne. Voir l'avenir selon le Japon : Le Japon choisit les robots à l’immigration

74)  http://www.dailymotion.com/video/xc7sz0_les-robots-au-japon_travel?start=0

75) Manifestation pour les Retraites 14h00 le jeudi 24 juin 2010 Paris ( Place de la République à la Nation via la Bastille)

Liens à autres sites :

76)   http://www.travailler-plus-pour-gagner-moins.fr/Taxer-les-robots

77) http://www.insolent.fr/2010/06/la-cgt-se-moque-du-monde.html

78)  http://www.temoignages.re/la-retraite-c-est-le-patrimoine-de,43120.html

79) http://www.lepost.fr/recherche/resultat.html?tri=date&x=0&y=0&query=taxer+les+robots

 

80) André Gorz sous le pseudonyme journalistique de Michel Bosquet, fait paraître en mai 1977 un article dans le Nouvel Observateur proposant de « taxer les robots »

      http://plabbe.wordpress.com/2009/04/21/andre-gorz-un-penseur-pour-le-xxie-siecle/

81) http://veritasincaritate.blogspot.com/2010/02/une-censure-inquietante-travailler.html

82) http://www.mai68.org/ag/581.htm

83) http://moscovici.typepad.fr/blognational/2010/02/pierre-moscovici-invit%C3%A9-du.html

84) http://mobiusinflight.skynetblogs.be/archive-week/2004-18

autres Google ==>

85) http://www.google.fr/search?hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla%3Afr%3Aofficial&channel=s&q=%22taxer+les+robots%22+&btnG=Rechercher&aq=f&aqi=&aql=&oq=&gs_rfai=

 

86)  http://www.google.fr/search?q=cotisation+rose+robots&hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&channel=s&ei=xdolTNTTK9jNjAel4NSNAQ&start=10&sa=N

 

87) Liens video YouTube :

Google ==> http://www.youtube.com/results?search_query=24+juin+2010+PARIS+retraites&aq=f

 

88) "LA MANIF DU ROBOT" LE 24 JUIN 2010 . PARIS

http://www.youtube.com/watch?v=0vf3VeoZ3XY

 

89) Liens aux photographes prises par mouv4x8

sur "http://imageshack.us/", chargement okay, mais pas de diaporama

sur "http://www.flickr.com/" erreur de chargement ( pas toutes les images ) mais il y a un diaporama

http://www.flickr.com/photos/37988305@N07/show/with/4737896093/

 90)  Tract distribué par le robot :

====================================> Texte de l'image

 91) Manifestation 24 juin 2010 à Paris

Une autre proposition pour sauver les caisses de retraite: La cotisation Rose !

          Les propositions du gouvernement pour équilibrer les caisses de Retraite ne sont pas acceptables.

Il faudrait que les salaries fassent encore un effort alors que depuis 1993 les durées de cotisation s'allongent et les retraites diminuent.

          Depuis 30 ans les richesses produites augmentent et les dividendes encore plus mais la part salariale diminue. Chercher l'erreur.

        "Ne vous plaignez pas que le progrès technique détruise des emplois, il est fait pour ça " disait Alfred SAUVY dans Informatisation et Emploi 1981. La France est la championne de la productivité, mais comment produit-elle tant avec de moins en moins de salariés ? Avec des robots chez Renault, des automates dans les banques, des billetteries automatiques à la SNCF, des métros automatiques, des feuilles d'impôts saisis par le contribuable via internet, etc ...

       Demain on va voir des machines de plus en plus performantes et de plus en plus nombreuses faire le travail des hommes. Comment intégrer ces esclaves modernes dans notre économie ?

       La réduction des effectifs dans l'entreprise est une conséquence de l'introduction de ces machines. Aussi si la masse salariale diminue pourquoi ne pas faire cotiser ces machines en fonction du nombre d'hommes qu'elles remplacent. Par exemple un Robot peintre chez Renault qui fait le travail de 3 hommes paye les cotisations équivalentes du salaire moyen de 3 hommes ou un automate à la banque qui effectue le nombre de transactions de 2 personnes paye les cotisations du salaire moyen de 2 personnes. En quelque sorte pour un même travail effectué soit par l'homme soit par la machine informatique une même cotisation.

       Pour plus d'informations sur cette proposition de cotisation ROSE

 ( Robot, Ordinateur et Systèmes Expert), affiches, etc  voir le site :

http://cotisation-rose.fr.st

 

 92) 14/04/2013                                     REAL HUMANS  ("les véritables humains") : HUBOTS

Good Day the World 

          Bonjour le Monde

Man is going to be replaced in their jobs by the Hubots ( Androids ) see annexe °1. I am not a luddite and I think we can live together in peace with these machines ( see my web site for proof !)!. Just we the humans need money to eat, to pay a roof, etc and without a job it is not evident to have all that except if the Hubots ( Androids, Robots ...) pay a monthly payment ( cotisation ROSE ) so that we can live and accept them.

And you reader of this page, what do you propose for the futur ? Please send me your ideas at mouv4x8@club-internet.fr and  put in the obect  of the email "HUBOTS". Thanks John.

L'homme va être remplacé dans leur travail par les Hubots ( Androïdes ) voir annexe ° 2. Je ne suis pas un luddite et je pense que nous pouvons vivre ensemble dans la paix avec ces machines (voir mon site web pour preuve!)!.
Juste nous, les humains ont besoin de l'argent pour manger, pour payer un toit, etc et sans emploi, il n'est pas évident de payer tout ça ! Sauf si les Hubots (androïdes, robots ...) versent un paiement mensuel (cotisation ROSE) afin que nous puissions vivre et être en paix avec eux.

Et vous, lecteur de cette page que proposez-vous pour le futur? S'il vous plaît, envoyez-moi vos idées à mouv4x8@club-internet.fr et mettre dans l'objet de l'email le mot "HUBOTS". Merci John.

 annexe °1 _ _ _ _

http://scifiportal.eu/science-fiction-on-arte

annexe °2 _ _ _ _

http://www.terrafemina.com/culture/medias/articles/24375-real-humans-les-robots-debarquent-sur-arte-video.html

Annexe °3 mots clés

harald hamrell levan akin Swedish TV Series arte real humans robots débarquent humains chomage Lars Lundström Science fiction Hubots

 

 93) http://www.humanite.fr/tribunes/la-cotisation-sociale-est-la-seule-solution-543585

Tribunes - le 12 Juin 2013

lll Le financement des retraites doit-il reposer sur la capitalisation et sur l’impôt ?

La cotisation sociale est la seule solution

Par bernard lamirand, animateur du comité d’honneur national Ambroise-Croizat.

La cotisation sociale est une question fondamentale pour le financement de la Sécurité sociale et en particulier pour la retraite. Je rappelle que, lors de la création de la Sécurité sociale, c’est ce type de financement qui a été choisi. Des discussions avaient eu lieu, et à cette époque l’idée d’un financement par l’impôt ou par la capitalisation avait été rejetée, elle qui avait fait faillite dans le système précédent de l’Assurance sociale. La cotisation s’est révélée la forme la plus adéquate parce qu’elle était prise sur la création de la richesse par le travail salarié, et le capital a dû donc concéder, certes de mauvaise grâce, cela dans le prix de la force de travail. C’est donc un salaire socialisé incontestablement.

Ambroise Croizat, ministre du Travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947, fut celui qui mena ardemment le combat pour qu’il en soit ainsi. Dans la mise en place concrète du financement de la retraite, il imposa la cotisation du salarié et celle de l’entreprise. Le gouvernement provisoire et le Parlement n’optèrent pas pour le système anglais de Beveridge, basé sur l’impôt.

Ce système de la cotisation fit ses preuves pendant les Trente Glorieuses, de 1945 à 1973. La France avait connu la plus forte expansion économique de son histoire, l’une des plus élevées du monde industriel. Les années qui suivirent ont vu la croissance se réduire, et le chômage a augmenté de manière concomitante. Nous étions alors entrés dans les prémices d’une crise structurelle d’un système capitaliste qui devait affronter la baisse tendancielle de son taux de profit.

C’est là que se prirent les premières mesures pour faire face à cette crise en réduisant les salaires, en touchant à l’emploi par la mise au chômage massive de salariés du secteur productif, par la multiplication de contrats à durée déterminée, par des emplois mal payés et précarisés, ce qui engendra ce que les experts libéraux appellent les déficits de la protection sociale.

La crise systémique actuelle et les mesures d’austérité l’accompagnant ne font qu’accélérer ce processus mortifère. C’est de cette situation que résulte l’accumulation des carences comptables de l’assurance-maladie et de la retraite. On voudrait nous faire croire que la raison principale de cette situation financière détériorée de la retraite du régime général de la Sécurité sociale provient du nombre d’actifs par rapport au nombre de retraités toujours plus nombreux.

Ce n’est pas la raison principale, même si effectivement le nombre de retraités a augmenté par rapport aux actifs et que les pensions et retraites servies sont plus importantes dans le ratio entre recettes et dépenses. La vraie raison est tout autre.

Il faut considérer cela en termes de productivité plutôt que dans ce rapport actifs-retraités. La productivité du travail ne peut se limiter à son apparence : nombre d’heures travaillées - valeur des marchandises créées. Il y a l’introduction de machines de plus en plus sophistiquées, qui ont remplacé le travail manuel et même cérébral avec des gains de temps considérables et donc une productivité record pour notre pays par rapport aux autres pays d’Europe. La productivité totale est sans commune mesure avec celle de 1945, quand il fallait relever un pays détruit par la guerre, elle marque bien mieux la valeur à partager que le rapport actifs-retraités.

La cotisation sociale est liée au travail, à son développement, à des forces productives en mesure d’assurer la croissance. Elle ne peut pas reposer sur l’impôt ou sur la capitalisation, comme le suggère le patronat. Ces deux formes nient la solidarité, avec une conception qui ne reposerait plus sur le salaire socialisé.

Il faut donc tordre le cou à cette idée réactionnaire que la cotisation sociale est un coût : elle est synonyme de progrès social et de développement car elle paye des retraites immédiatement avec un effet de retour sur la consommation et la création de nouvelles richesses ; ce qui n’est pas le cas de l’argent dans les fonds de pension spéculatifs. Il faut aussi tordre le cou à cette autre idée que l’espérance de vie plus longue est responsable des déficits par des pensions servies plus longtemps. C’est la mainmise du capital sur la plus-value pour redresser son taux de profit qui est responsable du manque à gagner pour les caisses. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure par les conséquences de cette stratégie du capital visant à abaisser les coûts du travail.

La cotisation sociale est dans l’œil du viseur du patronat. Sa disparition ou son étiolement sont espérés par ceux qui attendent leur revanche sur 1945 et sur les réalisations de Croizat. Je veux parler des assurances privées, qui prendraient alors le relais, comme l’exige le patronat, par la mise en place de la capitalisation dont on sait qu’en cas de crise elle se révélerait destructrice de droits et ruinerait les retraités et futurs retraités, comme cela s’est produit en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Le gouvernement actuel s’en défend mais, par son attitude de compromis avec le capital, il ouvre la porte à toutes les combinaisons possibles. S’y engouffreront les compagnies d’assurances, surtout si l’âge de départ à la retraite venait à correspondre avec l’entrée dans la période de mauvaise santé et si les pensions étaient de plus en plus aléatoires en raison des baisses pratiquées tant pour le régime général que pour les complémentaires.

À entendre François Hollande et le Medef, il faudra tailler dans le vif et toucher encore une fois à tous les paramètres de la retraite : âge légal de la retraite reportée à 65 ans voire plus, nombre d’années de cotisations passant à 43 ans ou 44 ans et désindexation des retraites et pensions, à l’exemple de ce que les caisses complémentaires ont décidé pour 2013. Le niveau des retraites par une désindexation progressive pèserait et toucherait la consommation et réduirait les chances de relance de la croissance et de l’emploi.

Le gouvernement, s’il choisit cette méthode, où s’il opte pour la retraite par points, comme le propose la CFDT, ferait comme le sapeur Camembert qui, pour boucher un trou, en creuse un autre plus grand à côté. N’est-ce pas cette politique-là qui fait que, depuis les réformes de Balladur en 1993, de Chirac en 2003, de Sarkozy et Fillon en 2010, le trou grandit parce que le financement n’est pas assuré dans les conditions que le législateur de 1945 avait ordonnancées : la cotisation salariale et celle de l’entreprise, qu’il n’était pas interdit d’augmenter en fonction des besoins de financement ? Cette cotisation sociale de l’entreprise peut être modulée en fonction du nombre de salariés, de la politique d’emploi et de salaire pratiquée.

Je pense donc qu’il faut dire carrément qu’il ne saurait être question de pratiquer à nouveau des cataplasmes pour ne pas toucher au grisbi lors des discussions qui vont s’engager prochainement avec la conférence sociale. La question qui doit être débattue est celle du financement par la cotisation de l’entreprise et du salarié. Elle doit être relevée en ce qui concerne l’entreprise particulièrement.

Il doit être mis fin à toutes les exonérations de cotisations sociales parce qu’elles incitent à ramener les salaires au plus bas niveau et à faire tomber dans la trappe à bas salaires tous les salariés, ce qui ratatine ainsi les grilles de salaires et réduit le produit des cotisations.

Enfin, l’âge de départ à la retraite doit être fixé à 60 ans, car l’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire sans limitation d’activités, depuis la naissance, en France métropolitaine, en 2010, est estimée à 63,5 ans pour les femmes et à 61,9 ans pour les hommes (Insee). Dire alors à des jeunes salariés qu’ils devront attendre 70 ans et perdre les meilleures années de retraite est un non-sens humain, d’autant plus qu’ils seront rejetés du marché du travail avant leurs 60 ans et rejoindront la cohorte des chômeurs âgés de plus de 60 ans, qui grandit en ce moment avec la réforme Fillon de 2010. Le taux d’activité est actuellement de 19,8 % pour les 60-64 ans.

Le salaire est le prix de la force de travail, il comprend la cotisation sociale de l’entreprise prise sur les richesses créées, celle-ci n’appartient pas à l’employeur.

 

bernard lamirand

Où va l’économie numérique ? Robotisation ou monopolisation ?

"C'est peut-être difficile à croire, mais avant la fin de ce siècle, 70 % des emplois d'aujourd'hui sera remplacé par l'automatisation. Oui, cher lecteur, même votre travail vous sera enlevé par des machines. En d'autres termes, votre remplacement par un robot n'est qu'une question de temps", affirme Kevin Kelly (@kevin2kelly) dans un passionnant article pour Wired intitulé : "meilleurs que les humains : pourquoi les robots vont (et doivent) prendre votre job".

Votre remplacement par un robot n'est qu'une question de temps !

Ce bouleversement est induit par une deuxième vague dans l'automatisation, estime Kevin Kelly : une vague centrée sur la cognition artificielle, les capteurs bon marché, l'apprentissage automatique et l'intelligence distribuée. Et cette automatisation profonde va toucher tous les emplois, du travail manuel au travail intellectuel.

Après avoir remplacé les travailleurs à la chaîne, les robots vont remplacer les travailleurs dans les entrepôts. Ils seront capables de récupérer les colis, les trier et charger les commandes dans les camions. Le ramassage des fruits et légumes continuera à être robotisé, jusqu'à ce qu'aucun être humain n'y participe plus, hormis dans quelques fermes spécialisées. Dans les pharmacies, les robots distribueront les médicaments tandis que les pharmaciens se concentreront sur le conseil au patient. Le nettoyage des bureaux ou des écoles sera pris en charge par des robots nocturnes qui commenceront par faire des choses faciles à faire comme nettoyer les planchers ou les fenêtres avant finalement d'être capables de nettoyer les toilettes. Nos camions et voitures seront demain pilotés par des robots...

Alors que les robots ne vont cesser d'être intégrés aux tâches manuelles, ils vont également affecter le travail en col blanc. Narrative Science sait écrire des articles sur le sport à partir de statistiques et de résultats sportifs ou générer des résumés de performance boursière d'une entreprise à partir de textes trouvés sur le web. "Tout travail de paperasserie sera pris en charge par les robots, y compris une grande partie de la médecine. Même les domaines de la médecine qui ne sont pas définis par la paperasserie, comme la chirurgie, seront de plus en plus robotisés. Les tâches de routines de tout travaux à forte intensité d'information pourront être automatisées." (...) La prise de contrôle par les robots sera épique... Et elle a déjà commencé."

Si nous sommes à un point d'inflexion, estime Kelly, c'est parce que les machines ont acquis de l'intelligence. "Nous avons des idées préconçues sur la façon dont un robot intelligent devrait regarder et agir, et celles-ci peuvent nous faire oublier ce qui se passe déjà autour de nous. Nous pensons que l'intelligence artificielle doit être proche de celle de l'homme. Mais c'est là faire la même erreur que de croire que le vol artificiel devrait ressembler au vol des oiseaux et battre des ailes. Les robots vont penser différemment. Pour comprendre à quel point l'intelligence artificielle a déjà pénétré nos existences, nous devons nous débarrasser de l'idée que celle-ci sera la même que celle des hommes."

Les robots de demain seront aussi simples à utiliser que des... ordinateurs

Prenez Baxter, le robot de travail de Rethink Robotic, conçu par Rodney Brooks (Wikipedia, @rodneyabrooks), l'inventeur du robot aspirateur Roomba. Baxter est un des premiers exemples d'une nouvelle classe de robots industriels créés pour travailler aux côtés des humains. Baxter n'a pas l'air impressionnant. Il a de grands bras musclés et un affichage à écran plat comme de nombreux robots industriels. Et les mains de Baxter effectuent des tâches manuelles répétitives, tout comme les robots d'usine savent le faire. Mais il est différent de trois façons importantes, souligne Kevin Kelly.


Image : les capacités de Baxter.

Tout d'abord, il peut regarder autour de lui et indiquer où il regarde en bougeant les grands yeux animés qu'il a sur la tête. Il est capable de percevoir les humains qui travaillent près de lui pour éviter de les blesser. Et les humains peuvent voir s'il les voit. Jusqu'à présent, les robots industriels ne savaient pas faire cela, ce qui expliquait qu'ils devaient être physiquement séparés des humains. Un robot d'usine typique est la plupart du temps emprisonné dans un grillage ou une cage en verre. Ils sont tout simplement trop dangereux parce qu'ils ne sont pas conscients des autres. Cette isolement empêchait jusqu'à présent que de tels robots de travaillent dans une petite boutique par exemple, où il n'est pas facile de trouver de la place pour isoler quelque chose. On ne pouvait pas leur faire passer ou récupérer des matériaux facilement, sans mesures de sécurité lourdes. Mais avec Baxter, vous pouvez le brancher sur une prise de votre garage et travailler à ses côtés, sans risque.

N'importe qui peut former Baxter. Il n'est pas aussi rapide, puissant et précis que d'autres robots industriels, mais il est plus intelligent. Pour apprendre quelque chose au robot, il vous suffit de saisir ses bras et de les guider pour qu'il fasse les mouvements corrects de la séquence qu'il doit faire. "C'est une forme d'apprentissage simple consistant à montrer ce qu'il faut faire. Baxter apprend une procédure, puis la répète. Tout travailleur est capable de faire cet apprentissage au robot. Vous n'avez même plus besoin de savoir lire ou écrire." Jusqu'à présent, les robots industriels nécessitaient des ingénieurs et des programmeurs hautement qualifiés pour écrire des milliers de lignes de code (et les déboguer) pour instruire le robot d'un simple changement de tâche. Le coût réel d'un robot industriel classique n'est pas son matériel, mais son fonctionnement, souligne Kevin Kelly. Les robots industriels coûtent plus de 100 000 dollars à l'achat, mais il faut compter au moins jusqu'à 4 fois ce montant pour le programmer, le former, le maintenir à jour ou le faire évoluer.

La troisième différence est donc que Baxter ne coûte pas cher. Vendus au prix de 22 000 dollars, nous sommes là dans un rapport de coût bien différent de ses prédécesseurs. Baxter est le premier robot-PC, et comme avec un ordinateur, l'utilisateur peut interagir directement et immédiatement avec lui, sans avoir besoin d'experts et l'utiliser pour des choses peu sérieuses voir frivoles. "De petits fabricants peuvent se l'offrir pour lui faire emballer des marchandises, pour personnaliser la peinture de leurs produits ou gérer leurs machines d'impression 3D. Et vous pourriez même vous en servir pour équiper une usine qui fabrique des iPhone", s'amuse Kevin Kelly.

Brooks spécule déjà sur comment ses robots vont transformer la fabrication d'une manière encore plus brutale que la dernière révolution technologique. "Pour le moment, nous pensons l'industrialisation par rapport à la Chine. Mais les coûts de fabrication s'effondrent à cause des robots et les coûts de transports sont appelés à devenir un facteur plus important que les coûts de production. La proximité ne sera pas chère. L'avenir est à un réseau d'usines localement franchisées où les produits seront fabriqués à quelques kilomètres de l'endroit où on en a besoin."

Les étapes de notre remplacement par des robots

Kevin Kelly propose une matrice pour comprendre comment le remplacement de nos activités par des robots va évoluer.

Il y a d'abord les emplois que l'homme peut accomplir, mais que les robots peuvent faire encore mieux. Les humains savent tisser le coton, mais les métiers automatisés savent le faire encore mieux que nous et pour quelques centimes. La seule raison d'acheter du tissu fabriqué à la main aujourd'hui, c'est parce qu'on peut apprécier les irrégularités, les imperfections humaines qu'il présente. Mais beaucoup d'imperfections humaines n'ont pas de valeur, dans la conduite de véhicules par exemple.

Pourtant, pour les tâches complexes, nous avons toujours tendance à croire qu'on ne peut pas faire confiance aux ordinateurs et aux robots, souligne Kevin Kelly. C'est pourquoi nous avons été lents à reconnaître la façon dont ils maîtrisent certaines routines conceptuelles et parfois même leur maîtrise de routines physiques. Le pilote automatique sait faire voler un 787, mais, irrationnellement, nous plaçons des pilotes dans le cockpit pour assister le pilote automatique... au cas où. Dans les années 1990, les évaluations informatisées de prêts bancaires ont remplacé les évaluateurs humains. "Nous avons accepté une fiabilité absolue dans la fabrication de robots, bientôt nous allons l'accepter dans l'intelligence robotique et de service."

Il y a ensuite les emplois que les humains ne peuvent pas faire, mais que les robots savent très bien faire. Si l'homme a du mal à visser une vis en laiton sans aide, l'automatisation est capable d'en visser des milliers à l'heure. Sans automatisation, nous ne saurions pas fabriquer d'ordinateurs qui exigent un certain degré de précision, de contrôle et d'attention que nos corps d'animaux ne possèdent pas. Aucun groupe humain ne saurait chercher à travers toutes les pages web du monde entier sans employer un robot pour cela. Les plus grands avantages que l'on tire des robots et de l'automatisation viennent du fait qu'ils occupent des emplois que nous serions incapables de faire. Nous n'avons pas la capacité d'attention pour scanner chaque millimètre de cellule à la recherche de cellules cancéreuses. "Nous ne donnons pas de bons emplois aux robots. La plupart du temps, nous leur donnons des emplois que nous serions incapables de faire. Sans eux, ces emplois resteraient vacants."

Il y a également les nouveaux emplois créés par l'automatisation, ceux que nous ne savions pas que nous pourrions faire. Grâce aux robots et à l'intelligence informatique, nous pouvons faire des choses que nous n'aurions jamais imaginé faire. Conduire un chariot sur Mars, imprimer un motif sur un tissu qu'un ami nous a envoyé par e-mail... Des possibilités créées principalement grâce aux nouvelles capacités des machines. Ce sont autant d'emplois que les machines rendent possibles. Avant que nous n'inventions l'automobile, la climatisation, les écrans plats et les dessins animés, aucun habitant de la Rome Antique n'avait souhaité pouvoir regarder de dessins animés en se rendant à Athènes dans un confortable char climatisé. Les premières intelligences artificielles intégrées aux jeux d'action ont donné à des millions d'adolescents l'envie, le besoin, de devenir des concepteurs de jeux professionnels. Un rêve qu'aucun garçon de l'époque victorienne n'a jamais eu. Chaque succès de l'automatisation génère de nouvelles professions - professions que nous n'aurions pas imaginées sans l'impulsion de l'automatisation. Pour le dire autrement, la majeure partie des nouvelles tâches créées par l'automatisation sont des tâches que seulement d'autres automates peuvent réaliser. Il y a fort à parier que les professions qui gagneront le plus d'argent en 2050 dépendront d'automatismes et de machines qui n'ont pas encore été inventées, estime Kevin Kelly. Autrement dit, nous ne pouvons pas voir ces emplois d'où nous sommes, car nous ne pouvons pas encore voir les machines et les technologies qui les rendront possibles. Les robots créent des emplois que nous ne savions même pas que nous voudrions faire. Et ce n'est pas si trivial. "Nos désirs sont inspirés par nos inventions antérieures. L'industrialisation a fait bien plus que prolonger la durée de vie moyenne des hommes. Elle a permis à un grand pourcentage de la population de décider de ce qu'elle voulait être : ballerine, musicien, mathématicien, athlète, créateur de mode, maître de yoga, auteur de fan-fiction... Demain, bien des machines seront capables de faire certains de ces métiers à notre place. Mais nous ne cesserons pas de rêver à trouver de nouvelles réponses à ce que nous voulons faire."

"Notre travail est de trouver et fabriquer de nouvelles choses, qui deviendront plus tard des tâches faites par les robots." Dans les années à venir, les robots pilotes de voitures et de camions vont devenir omniprésents. Et cette automatisation va engendrer de nouvelles occupations humaines par exemple pour optimiser nos trajets.

"La révolution technologique éclatera quand tout le monde aura son robot personnel, quand les descendants de Baxter seront à notre entière disposition", estime Kevin Kelly. Imaginez-vous à la tête d'une petite ferme biologique. Votre flotte de robots ouvriers accomplira le désherbage, luttera contre les ravageurs de culture, récoltera les produits tels que prescrits par un robot surveillant qui ne sera rien d'autre qu'une sonde dans le sol. Les robots effectueront tout ce qui peut être mesuré.

A l'heure actuelle, tout cela semble impensable. Nous ne savons pas imaginer un robot capable d'assembler un ensemble d'ingrédients dans un cadeau ou fabriquer des pièces de rechange pour notre tondeuse à gazon ou des matériaux pour notre cuisine. Nous ne pouvons pas imaginer que nos enfants auront des douzaines de robots dans leurs garages, ni qu'ils seront les premiers concepteurs d'appareils.

"Un jour, tout le monde aura accès à un robot personnel, mais en posséder un ne garantit pas le succès", nuance Kevin Kelly. "Au contraire, le succès ira à ceux qui innovent dans l'organisation, l'optimisation et la personnalisation du processus de réalisation de travaux réalisés avec les machines. Le regroupement géographique de la production deviendra important, non pas pour assurer une différence de coût de main-d'oeuvre, mais à cause de la différence qu'introduira l'expertise humaine. C'est la symbiose homme-robot. Notre mission humaine sera de continuer à faire des emplois pour les robots et c'est une tâche qui ne sera jamais finie."

L'intégration des robots à notre environnement suit une loi naturelle estime Kelly qui en détaille les étapes temporelles avec humour :

1. Un robot/ordinateur ne peut pas faire les tâches que je fais.
2. OK, il peut faire beaucoup d'entre elles, mais pas tout ce que je fais.
3. OK, il peut faire tout ce que je fais, sauf qu'il a besoin de moi quand il tombe en panne, ce qui est fréquent.
4. OK, il fonctionne parfaitement sur des trucs de routine, mais j'ai besoin de le former à de nouvelles tâches.
5. OK, il peut faire mon ancien boulot ennuyeux, parce qu'il est évident que ce n'était pas un travail que les humains étaient censés faire.
6. Wow, maintenant que les robots font mon ancien boulot, mon nouveau travail est beaucoup plus amusant et paie plus !
7. Je suis tellement content qu'un robot/ordinateur ne peut absolument pas faire ce que je fais maintenant.

"Ce n'est pas une course contre les machines. Si nous luttons contre elles, nous perdrons. Il s'agit d'une course avec les machines. Vous serez payé à l'avenir en fonction de la façon dont vous travaillez avec les robots. Quatre-vingt-dix pour cent de vos collègues de travail seront des machines invisibles. Et la plupart des choses que vous ferez ne seront pas possibles sans elles. Il y aura une ligne floue entre ce que vous faites et ce qu'elles font. Vous pourriez ne plus le considérer comme un emploi, du moins au début, car tout ce qui semble être une corvée sera fait par des robots.

Nous devons laisser les robots prendre le relais. Ils vont faire des travaux que nous avons faits, et les faire beaucoup mieux que nous. Ils prendront des emplois que nous ne pouvons pas faire du tout. Ils vont faire des travaux que nous n'avions même jamais imaginé qu'ils pourraient être faits. Et ils vont nous aider à trouver de nouveaux emplois pour nous-mêmes, de nouvelles taches qui élargissent qui nous sommes. Ils nous permettront de nous concentrer toujours plus sur ce que nous avons de plus humain. Laissons les robots prendre nos emplois et laissons-les nous aider à imaginer les emplois qui compteront demain."

Mais tous les emplois ne sont pas interchangeables

Bien sûr, la vision de Kevin Kelly paraîtra à beaucoup d'entre nous à la fois stimulante et naïve. Stimulante par que Kelly dresse un pont entre robots et ordinateurs. Naïve, car il laisse penser que tout emploi équivaut à un autre.

L'automatisation du monde, que ce soit par des robots, des machines apprenantes, des serveurs ou des algorithmes, n'a pas les mêmes conséquences sur tous les emplois, comme le souligne pourtant sa matrice. Si les emplois de conception se déplacent à mesure que l'automatisation évolue, ce n'est pas le cas des emplois de manutention notamment. Mais l'automatisation ne concerne pas que les emplois productifs. Dans le commerce où la banque déjà, dans les services à la personne demain, des secteurs où l'emploi pèse très lourd et ne sont pas nécessairement délocalisables, les automates se démultiplient également, faisant disparaître nombre d'emplois qui ne sont pas tous remplacés par des emplois de conception.

Comme le soulignaient Erik Brynjolfsson et d’Andrew McAfee dans Race Against the Machine : les machines ont pris la place de certains types d'emplois qui n'ont pas été remplacés. Malgré la croissance économique, celle des emplois n'a pas suivi le même rythme (voir "Vers une innovation sans emplois"). Kevin Kelly semble balayer du revers de la main le fait que les emplois de conception dont nous aurons besoin demain pour faire fonctionner ces robots n'adressent ni les mêmes volumes, ni les mêmes publics que les emplois manuels perdus.

Pourtant, beaucoup d'économistes souhaitent rester optimistes. L'économiste du Laboratoire de recherche sur les systèmes intelligents du Centre de recherche de Palo Alto et du Santa Fe Institute Brian Arthur, qui pourtant dénonçait encore récemment que l'économie numérique ne crée par suffisamment d'emplois, souligne que la productivité américaine pourrait retrouver une croissance de 2 à 3 % par an dans la prochaine décennie à mesure que la robotisation se développera, explique Art Pline pour le magazine Kiplinger. Harold Sirkin, un expert du Boston Consulting Group, prédit qu'à moyen terme, l'automatisation va rendre les services et les biens plus abordables et développer l'emploi. Reste que tous les spécialistes n'ont pas cet optimisme. David Autor, économiste au MIT estime que pour contrecarrer les impacts de la robotique sur l'emploi, il faudra s'appuyer sur l'éducation et la formation des travailleurs pour les faire monter en compétences. Pas si simple.

Pas d'innovation sans automatisation

Néanmoins, là où Kelly touche juste, c'est quand il pointe que nous n'échapperons pas à l'automatisation du monde. Au contraire, même : il semble bien ne pas y avoir d'innovation sans automatisation. C'est d'ailleurs certainement notre manque d'automatisation qui explique en partie notre retard de compétitivité. Comme le souligne l'économiste Michel Volle, dans un entretien publié par Dominique Lacroix : "La France a 5 fois moins de robots que l'Allemagne et 2 fois moins que l'Italie. De plus, le parc français de robots a vieilli. En France, la durée de vie des robots est de 20 ans, en Allemagne, elle est de 10 ans.

Quand on discute de système d'information avec des dirigeants d'entreprise français, on entend très souvent : "L'informatique coûte trop cher". On en a un exemple avec Henri Proglio à la tête d'EDF. La seule consigne donnée à son Directeur des systèmes d'information a été : "Diminuez le coût de l'informatique". C'est exactement l'opposé de ce qu'il faut faire. Une informatique modernisée rend l'entreprise plus fluide, permet d'améliorer la relation client, de mieux la documenter."

Même constat dans les chiffres de la Fédération internationale de la robotique. Fin 2011, la France comptait 34 000 robots, un chiffre à peine plus élevé que celui de l'Espagne (29 000), très inférieur à celui de l'Italie (61 000) ou de l'Allemagne (163 000). Et comme le soulignait Emmanuel Schafroth pour Yahoo! Finances : "l'écart se creuse par rapport à nos concurrents. L'industrie française a installé un peu plus de 3 000 nouveaux robots en 2011, les Allemands près de sept fois plus ! (...) Selon Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques de Xerfi études, l'industrie française est tout bonnement en voie d'obsolescence : "nos calculs montrent qu'au niveau mondial, 8 à 10% du parc est mis au rebut chaque année, contre 4% seulement en France. Un robot dure plus d'une vingtaine d'années en France contre 10 ans seulement dans le reste du monde", note-t-il."

Chris Anderson, dans son livre, Makers, la nouvelle révolution industrielle ne dit pas autre chose quand il évoque par exemple le fonctionnement de l'usine de Tesla Motors aux alentours de Détroit, entièrement automatisée avec des robots Kuka. Une usine ressemblant plus à une énorme machine à commande numérique configurable pour fabriquer presque n'importe quoi, permettant de fabriquer simultanément plusieurs modèles d'automobiles différentes, avec des pièces totalement différentes et même en les alternant entre elles.

"Quoiqu'il arrive de Tesla, son modèle de production triomphera. Il reflète simplement l'orientation prise par la puissance des technologies de fabrication numérique. Ce n'est pas une coïncidence si les robots Kuka sont construits en Allemagne. Cette automatisation flexible explique pourquoi l'industrie manufacturière de l'Allemagne parvient à prospérer malgré ses coûts relativement élevés face à la concurrence chinoise au point d'être le moteur de l'économie européenne."

"L'ordinateur ne se contente pas de piloter l'usine moderne, il en devient le modèle même. Infiniment flexibles et adaptables, les robots industriels universels peuvent être associés pour créer la machine universelle. Et comme les ordinateurs, ils fonctionnent à n'importe quelle échelle, celle de votre bureau comme celle de l'usine Tesla. C'est cela - pas seulement l'essor d'une technologie avancée, mais aussi sa démocratisation - qui est la véritable révolution."

Un récent rapport de la Fondation pour l'innovation politique, think tank libéral français, presse la France à robotiser son économie pour la sauver, en en présentant les enjeux et les stratégies : la robotisation détruit certes des emplois industriels (mais qui seraient détruits à terme), mais elle seule permet d'ouvrir de nouveaux débouchés et de nouvelles méthodes de production. "En rendant de la compétitivité à l’outil industriel Français, les robots sont l’allié de l’emploi industriel", estime leur auteur, Robin Rivaton, qui appelle à favoriser le renouvellement du parc de robot des industries françaises et à développer leur production en France.

La technologie n'est pas responsable de la montée des inégalités : les monopoles qu'elle favorise, oui !

Pourtant, c'est Paul Krugman, prix Nobel d'économie et éditorialiste star du New York Times qui explique peut-être le mieux que le développement des technologies n'est peut-être pas le coupable idéal. Dans un récent édito intitulé "Robots et barons voleurs" il tente une explication pour comprendre pourquoi les profits des entreprises sont à la hausse alors que les salaires et la rémunération du travail ne suivent pas. Depuis les années 90, les bénéfices des entreprises ont augmenté au détriment des travailleurs en général, y compris des travailleurs les plus diplômés, ceux qui étaient censés réussir dans l'économie d'aujourd'hui et qui, jusque dans les années 90 avaient plus profité que les travailleurs moins diplômés des fruits de la croissance. La technologie désormais déplace tous les travailleurs et pas seulement les moins diplômés. "L'une des raisons pour lesquelles certains fabricants de haute technologie tentent un mouvement de retour de leur production aux Etats-Unis est que la pièce la plus précieuse d'un ordinateur, la carte mère, est essentiellement fabriquée par des robots, donc la main-d'oeuvre asiatique bon marché n'est plus une raison pour les produire à l'étranger. "

Dans leur livre Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee soutiennent que des histoires similaires se jouent dans de nombreux domaines, y compris dans de plus en plus d'industrie de services tels que la traduction ou la recherche juridique. La plupart des emplois déplacés sont hautement qualifiés et à hauts salaires : les inconvénients de la technologie ne frappent plus seulement les travailleurs manuels, souligne Krugman.

"Barry Lynn et Phillip Longman de la New America Foundation soutiennent, de façon convaincante, à mon avis, que l'augmentation de la concentration des entreprises pourrait être un facteur important dans la stagnation de la demande de main-d'œuvre : les sociétés utilisant leurs monopoles grandissants pour augmenter les prix sans verser de gains proportionnels à leurs employés. Je ne sais pas qui du monopole ou de la technologie explique le plus la dévaluation du travail", confesse Krugman, mais il est plus que temps d'y réfléchir vraiment.

Comme le souligne Izabella Kaminska sur Alphaville, le blog du Financial Times, si nous connaissons une stagnation de l'innovation, ce n'est pas parce que l'humanité serait devenue moins innovante, mais parce que les intérêts en place ont une plus grande incitation à imposer de la rareté, à ralentir l'innovation. Ce que viendra d'ailleurs confirmer Krugman quelques semaines plus tard, comme l'explique encore Izabella Kaminska : la puissance des robots et de la technologie permettent certes de réduire le taux d'emploi. Mais plutôt que d'aider ceux qui ont perdu leur emploi à cause de la technologie, les entreprises utilisent la puissance de leurs monopoles pour augmenter le rendement du capital. C'est ce qui explique la montée d’inégalités.

Pour le dire plus simplement, ce n'est pas tant la technologie (la "robotisation" du monde) qui explique la montée des inégalités, que le développement de monopoles basés sur ces technologies.

Hubert Guillaud

Voir la première partie de ce dossier : Vers une innovation sans emplois ?

 

 95) Taxer les robots l'important-cest-la-rose

http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/210613/taxer-les-robots-limportant-cest-la-rose

 96) Chanson Taxer les robots par Sam TELAM août 2013

°°x°°

Saperli de Saperlo

Pour alléger la besogne

On a crée des robots

 

 

Mais rien qu'a voir comment grognent

Les employés les prolos

Pour éviter la vergogne

Il faut taxer les robots

 

 

Dans le cas des bennes à ordure

Pour travailler ils sont trois

Mais pour que le job soit moins dur

Le chauffeur seul restera

 

 

Quand à la taxe aux ordures

Je ne sais pas si elle descendra

De mémoire de facture

Jamais taxe ne baissa.

 

 

Et pour parler des sujets qui fâchent

Y'a la puce RFID

On ne sait quelle peau de vache

A eu cette riche idée

 

 

Ca va simplifier la tache

Des caissières et des caissiers

Ils vont connaîtr' le chômage

Voilà un joli métier

 

 

Quoique l'on dise en Sorbonne

Saperli de Saperlo

Pour alléger la besogne

On a crée des robots

 

 

Mais rien qu 'a voir comment grognent

Les employés les prolos

Pour éviter la vergogne

Il faut taxer les robots

 

 

Nos joyeux Industriels

Pour fabriquer leurs autos

Ont créé des logiciels

Qui pilotent des robots

 

 

Et c'est au 7 eme ciel

Que la plus value et le cash flow

S'envolent confidentiels

Mais c'est pas pour les prolos

 

 

Dans le ciel les satellites

Passent leur temps à nous repérer

Ils font ça à la va vite

A un demi-mètre prêt

 

 

Certains diront qu' ça évite

De se perdre et même de s'énerver

Il vaut mieux qu'ils soignent leurs dendrites

Ca s'appelle nous espionner

 

 

Quoique l'on dise en Sorbonne

Saperli de Saperlo

Pour alléger la besogne

On a crée des robots

 

 

Mais rien qu 'a voir comment grognent

Les employés les prolos

Pour éviter la vergogne

Il faut taxer les robots

 

 

Le chômage quoique on en pense

N'altère pas la productivité

Mais à quoi sert la Croissance

Dans un monde forcement limité ?

 

 

Les ignés pour leur défense

Font miroiter le Progrès

Ils auront beaucoup de chance

S'ils ne sont pas à leur tour virés

 

 

Pour parler d'intelligence

En référence aux robots

Faites confiance à la science

Ils seront des super-pros

 

 

Et question obsolescence

Les ingés devenus mendigots

Vont se retrouver dans l'indigence

IL FAUT TAXER LES ROBOTS

 

 

Quoique l'on dise en Sorbonne

Saperli de Saperlo

Pour alléger la besogne

On a crée des robots

 

 

Mais rien qu 'a voir comment grognent

Les employés les prolos

Pour éviter la vergogne

Il faut taxer les robots

 

 

La première loi de la Robotique

Telle qu'écrite par Asimov

Leur interdit toute pratique

Qui tue les humaines même les beaufs

 

 

Le danger est authentique

Comme un virement lof pour lof

Qu'ils nous versent nos viatiques

S'ils veulent rester sains et saufs

 

 

Je vous voir venir, mes chers

Vous allez me reprocher

De chauffer un robot expander

Pour aboutir mon projet

 

 

Mais cet envoi n'a pas l'heur

De me remplir le gousset

Pas question d'assiette au beurre

La gratuité va gagner

 

 

Quoique l'on dise en Sorbonne

Saperli de Saperlo

Pour alléger la besogne

On a crée des robots

 

 

Mais rien qu 'a voir comment grognent

Les employés les prolos

Pour éviter la vergogne

Il faut taxer les robots

 

 

Cette idée vient de Lausanne

Et c'est Gene qui me l'a soufflée

Elle vole de monts en montagnes

Des Alpes jusques aux Pyrénées

 

 

Ceux qui nous prennent pour des ânes

Les pétuffes, les mous, les négriers

On leur glisse cette peau d'banane

Et Ciao, les usuriers !!!

 

 

Et j'oublie pas l'ami Steph

Là bas dans sa Normandie

Ni même Josh du 34

Et toi l'amie qui me lit

 

 

Nous construisons l'Avenir

Et laissons des traces à ceux qui viennent

Le gratuit et le Sourire

Feront la nique à la Haine

 

Il faut taxer les robots

 

Composition et texte

 

Arrangement et guitare par Sam Telam

 

Réalisé début Aout 2013

 

Licence Créative Commons

 

Merci de citer l'auteur et le contexte socio-politique, en cas d'utilisation

 

Le plus grand hold up du XXeme sielce fut la Robotisation.

 97) Tract du 10 septembre 2013

 

 

97b)

 98) Tract du 10 septembre 2013

 

  99) Tract du 10 septembre 2013  SNCF

 

 100) Tract du 10 septembre 2013 (Aide à la personne )

 

 

 101) Tract du 10 septembre 2013

 

 

102) Coupeur de nouilles

  

 103) Assemblage FOXCONN

 

 104)

 

105) Liens Robot "NextAge" fabriqué par Kawada

voir vidéo : http://www.francetvinfo.fr/monde/asie/video-des-robots-nouvelle-generation-qui-usinent-sur-les-chaines-de-montage-au-japon_340076.html

   aussi   http://www.youtube.com/watch?v=VpAxXUTUzYo

 

 106) source : http://www.technologyreview.com/featuredstory/515926/how-technology-is-destroying-jobs/

How Technology Is Destroying Jobs by David Rotman June 12, 2013

Also featured in:
MIT Technology Review Magazine
July/August 2013
More in this issue »

Why It Matters

Economic theory and government policy will have to be rethought if technology is indeed destroying jobs faster than it is creating new ones.

Given his calm and reasoned academic demeanor, it is easy to miss just how provocative Erik Brynjolfsson’s contention really is. ­Brynjolfsson, a professor at the MIT Sloan School of Management, and his collaborator and coauthor Andrew McAfee have been arguing for the last year and a half that impressive advances in computer technology—from improved industrial robotics to automated translation services—are largely behind the sluggish employment growth of the last 10 to 15 years. Even more ominous for workers, the MIT academics foresee dismal prospects for many types of jobs as these powerful new technologies are increasingly adopted not only in manufacturing, clerical, and retail work but in professions such as law, financial services, education, and medicine.

That robots, automation, and software can replace people might seem obvious to anyone who’s worked in automotive manufacturing or as a travel agent. But Brynjolfsson and McAfee’s claim is more troubling and controversial. They believe that rapid technological change has been destroying jobs faster than it is creating them, contributing to the stagnation of median income and the growth of inequality in the United States. And, they suspect, something similar is happening in other technologically advanced countries.

Perhaps the most damning piece of evidence, according to Brynjolfsson, is a chart that only an economist could love. In economics, productivity—the amount of economic value created for a given unit of input, such as an hour of labor—is a crucial indicator of growth and wealth creation. It is a measure of progress. On the chart Brynjolfsson likes to show, separate lines represent productivity and total employment in the United States. For years after World War II, the two lines closely tracked each other, with increases in jobs corresponding to increases in productivity. The pattern is clear: as businesses generated more value from their workers, the country as a whole became richer, which fueled more economic activity and created even more jobs. Then, beginning in 2000, the lines diverge; productivity continues to rise robustly, but employment suddenly wilts. By 2011, a significant gap appears between the two lines, showing economic growth with no parallel increase in job creation. Brynjolfsson and McAfee call it the “great decoupling.” And Brynjolfsson says he is confident that technology is behind both the healthy growth in productivity and the weak growth in jobs.

It’s a startling assertion because it threatens the faith that many economists place in technological progress. Brynjolfsson and McAfee still believe that technology boosts productivity and makes societies wealthier, but they think that it can also have a dark side: technological progress is eliminating the need for many types of jobs and leaving the typical worker worse off than before. ­Brynjolfsson can point to a second chart indicating that median income is failing to rise even as the gross domestic product soars. “It’s the great paradox of our era,” he says. “Productivity is at record levels, innovation has never been faster, and yet at the same time, we have a falling median income and we have fewer jobs. People are falling behind because technology is advancing so fast and our skills and organizations aren’t keeping up.”

Brynjolfsson and McAfee are not Luddites. Indeed, they are sometimes accused of being too optimistic about the extent and speed of recent digital advances. Brynjolfsson says they began writing Race Against the Machine, the 2011 book in which they laid out much of their argument, because they wanted to explain the economic benefits of these new technologies (Brynjolfsson spent much of the 1990s sniffing out evidence that information technology was boosting rates of productivity). But it became clear to them that the same technologies making many jobs safer, easier, and more productive were also reducing the demand for many types of human workers.

Anecdotal evidence that digital technologies threaten jobs is, of course, everywhere. Robots and advanced automation have been common in many types of manufacturing for decades. In the United States and China, the world’s manufacturing powerhouses, fewer people work in manufacturing today than in 1997, thanks at least in part to automation. Modern automotive plants, many of which were transformed by industrial robotics in the 1980s, routinely use machines that autonomously weld and paint body parts—tasks that were once handled by humans. Most recently, industrial robots like Rethink Robotics’ Baxter (see “The Blue-Collar Robot,” May/June 2013), more flexible and far cheaper than their predecessors, have been introduced to perform simple jobs for small manufacturers in a variety of sectors. The website of a Silicon Valley startup called Industrial Perception features a video of the robot it has designed for use in warehouses picking up and throwing boxes like a bored elephant. And such sensations as Google’s driverless car suggest what automation might be able to accomplish someday soon.

A less dramatic change, but one with a potentially far larger impact on employment, is taking place in clerical work and professional services. Technologies like the Web, artificial intelligence, big data, and improved analytics—all made possible by the ever increasing availability of cheap computing power and storage capacity—are automating many routine tasks. Countless traditional white-collar jobs, such as many in the post office and in customer service, have disappeared. W. Brian Arthur, a visiting researcher at the Xerox Palo Alto Research Center’s intelligence systems lab and a former economics professor at Stanford University, calls it the “autonomous economy.” It’s far more subtle than the idea of robots and automation doing human jobs, he says: it involves “digital processes talking to other digital processes and creating new processes,” enabling us to do many things with fewer people and making yet other human jobs obsolete.

It is this onslaught of digital processes, says Arthur, that primarily explains how productivity has grown without a significant increase in human labor. And, he says, “digital versions of human intelligence” are increasingly replacing even those jobs once thought to require people. “It will change every profession in ways we have barely seen yet,” he warns.

McAfee, associate director of the MIT Center for Digital Business at the Sloan School of Management, speaks rapidly and with a certain awe as he describes advances such as Google’s driverless car. Still, despite his obvious enthusiasm for the technologies, he doesn’t see the recently vanished jobs coming back. The pressure on employment and the resulting inequality will only get worse, he suggests, as digital technologies—fueled with “enough computing power, data, and geeks”—continue their exponential advances over the next several decades. “I would like to be wrong,” he says, “but when all these science-fiction technologies are deployed, what will we need all the people for?”

New Economy?

But are these new technologies really responsible for a decade of lackluster job growth? Many labor economists say the data are, at best, far from conclusive. Several other plausible explanations, including events related to global trade and the financial crises of the early and late 2000s, could account for the relative slowness of job creation since the turn of the century. “No one really knows,” says Richard Freeman, a labor economist at Harvard University. That’s because it’s very difficult to “extricate” the effects of technology from other macroeconomic effects, he says. But he’s skeptical that technology would change a wide range of business sectors fast enough to explain recent job numbers.

Employment trends have polarized the workforce and hollowed out the middle class.

David Autor, an economist at MIT who has extensively studied the connections between jobs and technology, also doubts that technology could account for such an abrupt change in total employment. “There was a great sag in employment beginning in 2000. Something did change,” he says. “But no one knows the cause.” Moreover, he doubts that productivity has, in fact, risen robustly in the United States in the past decade (economists can disagree about that statistic because there are different ways of measuring and weighing economic inputs and outputs). If he’s right, it raises the possibility that poor job growth could be simply a result of a sluggish economy. The sudden slowdown in job creation “is a big puzzle,” he says, “but there’s not a lot of evidence it’s linked to computers.”

To be sure, Autor says, computer technologies are changing the types of jobs available, and those changes “are not always for the good.” At least since the 1980s, he says, computers have increasingly taken over such tasks as bookkeeping, clerical work, and repetitive production jobs in manufacturing—all of which typically provided middle-class pay. At the same time, higher-paying jobs requiring creativity and problem-solving skills, often aided by computers, have proliferated. So have low-skill jobs: demand has increased for restaurant workers, janitors, home health aides, and others doing service work that is nearly impossible to automate. The result, says Autor, has been a “polarization” of the workforce and a “hollowing out” of the middle class—something that has been happening in numerous industrialized countries for the last several decades. But “that is very different from saying technology is affecting the total number of jobs,” he adds. “Jobs can change a lot without there being huge changes in employment rates.”

What’s more, even if today’s digital technologies are holding down job creation, history suggests that it is most likely a temporary, albeit painful, shock; as workers adjust their skills and entrepreneurs create opportunities based on the new technologies, the number of jobs will rebound. That, at least, has always been the pattern. The question, then, is whether today’s computing technologies will be different, creating long-term involuntary unemployment.

At least since the Industrial Revolution began in the 1700s, improvements in technology have changed the nature of work and destroyed some types of jobs in the process. In 1900, 41 percent of Americans worked in agriculture; by 2000, it was only 2 percent. Likewise, the proportion of Americans employed in manufacturing has dropped from 30 percent in the post–World War II years to around 10 percent today—partly because of increasing automation, especially during the 1980s.

While such changes can be painful for workers whose skills no longer match the needs of employers, Lawrence Katz, a Harvard economist, says that no historical pattern shows these shifts leading to a net decrease in jobs over an extended period. Katz has done extensive research on how technological advances have affected jobs over the last few centuries—describing, for example, how highly skilled artisans in the mid-19th century were displaced by lower-skilled workers in factories. While it can take decades for workers to acquire the expertise needed for new types of employment, he says, “we never have run out of jobs. There is no long-term trend of eliminating work for people. Over the long term, employment rates are fairly stable. People have always been able to create new jobs. People come up with new things to do.”

Still, Katz doesn’t dismiss the notion that there is something different about today’s digital technologies—something that could affect an even broader range of work. The question, he says, is whether economic history will serve as a useful guide. Will the job disruptions caused by technology be temporary as the workforce adapts, or will we see a science-fiction scenario in which automated processes and robots with superhuman skills take over a broad swath of human tasks? Though Katz expects the historical pattern to hold, it is “genuinely a question,” he says. “If technology disrupts enough, who knows what will happen?”

Dr. Watson

To get some insight into Katz’s question, it is worth looking at how today’s most advanced technologies are being deployed in industry. Though these technologies have undoubtedly taken over some human jobs, finding evidence of workers being displaced by machines on a large scale is not all that easy. One reason it is difficult to pinpoint the net impact on jobs is that automation is often used to make human workers more efficient, not necessarily to replace them. Rising productivity means businesses can do the same work with fewer employees, but it can also enable the businesses to expand production with their existing workers, and even to enter new markets.

Take the bright-orange Kiva robot, a boon to fledgling e-commerce companies. Created and sold by Kiva Systems, a startup that was founded in 2002 and bought by Amazon for $775 million in 2012, the robots are designed to scurry across large warehouses, fetching racks of ordered goods and delivering the products to humans who package the orders. In Kiva’s large demonstration warehouse and assembly facility at its headquarters outside Boston, fleets of robots move about with seemingly endless energy: some newly assembled machines perform tests to prove they’re ready to be shipped to customers around the world, while others wait to demonstrate to a visitor how they can almost instantly respond to an electronic order and bring the desired product to a worker’s station.

A warehouse equipped with Kiva robots can handle up to four times as many orders as a similar unautomated warehouse, where workers might spend as much as 70 percent of their time walking about to retrieve goods. (Coincidentally or not, Amazon bought Kiva soon after a press report revealed that workers at one of the retailer’s giant warehouses often walked more than 10 miles a day.)

Despite the labor-saving potential of the robots, Mick Mountz, Kiva’s founder and CEO, says he doubts the machines have put many people out of work or will do so in the future. For one thing, he says, most of Kiva’s customers are e-commerce retailers, some of them growing so rapidly they can’t hire people fast enough. By making distribution operations cheaper and more efficient, the robotic technology has helped many of these retailers survive and even expand. Before founding Kiva, Mountz worked at Webvan, an online grocery delivery company that was one of the 1990s dot-com era’s most infamous flameouts. He likes to show the numbers demonstrating that Webvan was doomed from the start; a $100 order cost the company $120 to ship. Mountz’s point is clear: something as mundane as the cost of materials handling can consign a new business to an early death. Automation can solve that problem.

Meanwhile, Kiva itself is hiring. Orange balloons—the same color as the robots—hover over multiple cubicles in its sprawling office, signaling that the occupants arrived within the last month. Most of these new employees are software engineers: while the robots are the company’s poster boys, its lesser-known innovations lie in the complex algorithms that guide the robots’ movements and determine where in the warehouse products are stored. These algorithms help make the system adaptable. It can learn, for example, that a certain product is seldom ordered, so it should be stored in a remote area.

Though advances like these suggest how some aspects of work could be subject to automation, they also illustrate that humans still excel at certain tasks—for example, packaging various items together. Many of the traditional problems in robotics—such as how to teach a machine to recognize an object as, say, a chair—remain largely intractable and are especially difficult to solve when the robots are free to move about a relatively unstructured environment like a factory or office.

Techniques using vast amounts of computational power have gone a long way toward helping robots understand their surroundings, but John Leonard, a professor of engineering at MIT and a member of its Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory (CSAIL), says many familiar difficulties remain. “Part of me sees accelerating progress; the other part of me sees the same old problems,” he says. “I see how hard it is to do anything with robots. The big challenge is uncertainty.” In other words, people are still far better at dealing with changes in their environment and reacting to unexpected events.

For that reason, Leonard says, it is easier to see how robots could work with humans than on their own in many applications. “People and robots working together can happen much more quickly than robots simply replacing humans,” he says. “That’s not going to happen in my lifetime at a massive scale. The semiautonomous taxi will still have a driver.”

One of the friendlier, more flexible robots meant to work with humans is Rethink’s Baxter. The creation of Rodney Brooks, the company’s founder, Baxter needs minimal training to perform simple tasks like picking up objects and moving them to a box. It’s meant for use in relatively small manufacturing facilities where conventional industrial robots would cost too much and pose too much danger to workers. The idea, says Brooks, is to have the robots take care of dull, repetitive jobs that no one wants to do.

It’s hard not to instantly like Baxter, in part because it seems so eager to please. The “eyebrows” on its display rise quizzically when it’s puzzled; its arms submissively and gently retreat when bumped. Asked about the claim that such advanced industrial robots could eliminate jobs, Brooks answers simply that he doesn’t see it that way. Robots, he says, can be to factory workers as electric drills are to construction workers: “It makes them more productive and efficient, but it doesn’t take jobs.”

The machines created at Kiva and Rethink have been cleverly designed and built to work with people, taking over the tasks that the humans often don’t want to do or aren’t especially good at. They are specifically designed to enhance these workers’ productivity. And it’s hard to see how even these increasingly sophisticated robots will replace humans in most manufacturing and industrial jobs anytime soon. But clerical and some professional jobs could be more vulnerable. That’s because the marriage of artificial intelligence and big data is beginning to give machines a more humanlike ability to reason and to solve many new types of problems.

Even if the economy is only going through a transition, it is an extremely painful one for many.

In the tony northern suburbs of New York City, IBM Research is pushing super-smart computing into the realms of such professions as medicine, finance, and customer service. IBM’s efforts have resulted in Watson, a computer system best known for beating human champions on the game show Jeopardy! in 2011. That version of Watson now sits in a corner of a large data center at the research facility in Yorktown Heights, marked with a glowing plaque commemorating its glory days. Meanwhile, researchers there are already testing new generations of Watson in medicine, where the technology could help physicians diagnose diseases like cancer, evaluate patients, and prescribe treatments.

IBM likes to call it cognitive computing. Essentially, Watson uses artificial-­intelligence techniques, advanced natural-language processing and analytics, and massive amounts of data drawn from sources specific to a given application (in the case of health care, that means medical journals, textbooks, and information collected from the physicians or hospitals using the system). Thanks to these innovative techniques and huge amounts of computing power, it can quickly come up with “advice”—for example, the most recent and relevant information to guide a doctor’s diagnosis and treatment decisions.

Despite the system’s remarkable ability to make sense of all that data, it’s still early days for Dr. Watson. While it has rudimentary abilities to “learn” from specific patterns and evaluate different possibilities, it is far from having the type of judgment and intuition a physician often needs. But IBM has also announced it will begin selling Watson’s services to customer-support call centers, which rarely require human judgment that’s quite so sophisticated. IBM says companies will rent an updated version of Watson for use as a “customer service agent” that responds to questions from consumers; it has already signed on several banks. Automation is nothing new in call centers, of course, but Watson’s improved capacity for natural-language processing and its ability to tap into a large amount of data suggest that this system could speak plainly with callers, offering them specific advice on even technical and complex questions. It’s easy to see it replacing many human holdouts in its new field.

Digital Losers

The contention that automation and digital technologies are partly responsible for today’s lack of jobs has obviously touched a raw nerve for many worried about their own employment. But this is only one consequence of what ­Brynjolfsson and McAfee see as a broader trend. The rapid acceleration of technological progress, they say, has greatly widened the gap between economic winners and losers—the income inequalities that many economists have worried about for decades. Digital technologies tend to favor “superstars,” they point out. For example, someone who creates a computer program to automate tax preparation might earn millions or billions of dollars while eliminating the need for countless accountants.

New technologies are “encroaching into human skills in a way that is completely unprecedented,” McAfee says, and many middle-class jobs are right in the bull’s-eye; even relatively high-skill work in education, medicine, and law is affected. “The middle seems to be going away,” he adds. “The top and bottom are clearly getting farther apart.” While technology might be only one factor, says McAfee, it has been an “underappreciated” one, and it is likely to become increasingly significant.

Not everyone agrees with Brynjolfsson and McAfee’s conclusions—particularly the contention that the impact of recent technological change could be different from anything seen before. But it’s hard to ignore their warning that technology is widening the income gap between the tech-savvy and everyone else. And even if the economy is only going through a transition similar to those it’s endured before, it is an extremely painful one for many workers, and that will have to be addressed somehow. Harvard’s Katz has shown that the United States prospered in the early 1900s in part because secondary education became accessible to many people at a time when employment in agriculture was drying up. The result, at least through the 1980s, was an increase in educated workers who found jobs in the industrial sectors, boosting incomes and reducing inequality. Katz’s lesson: painful long-term consequences for the labor force do not follow inevitably from technological changes.

Brynjolfsson himself says he’s not ready to conclude that economic progress and employment have diverged for good. “I don’t know whether we can recover, but I hope we can,” he says. But that, he suggests, will depend on recognizing the problem and taking steps such as investing more in the training and education of workers.

“We were lucky and steadily rising productivity raised all boats for much of the 20th century,” he says. “Many people, especially economists, jumped to the conclusion that was just the way the world worked. I used to say that if we took care of productivity, everything else would take care of itself; it was the single most important economic statistic. But that’s no longer true.” He adds, “It’s one of the dirty secrets of economics: technology progress does grow the economy and create wealth, but there is no economic law that says everyone will benefit.” In other words, in the race against the machine, some are likely to win while many others lose.

 107) source : http://www.bilan.ch/fabrice-delaye/le-fablab/la-technologie-destructrice-demplois

 La technologie destructrice d'emplois? par Fabrice Delaye

Dans les entrepôts d’Amazon et de Walmart, les robots de logistique Kiva ou Autostore de Swisslog remplacent les manutentionnaires. Chez Foxconn, l’assembleur des iPhone, 20 000 robots – un million d’ici à 2016 – travaillent parmi les ouvriers. Chez Nielsen, c’est le superordinateur Watson d’IBM qui pose les questions des sondages à la place des employés des centres d’appel. A se demander si le futur numérique aura encore besoin de nous?

Depuis les mouvements des ouvriers luddites qui cassaient les machines soupçonnées de prendre leurs jobs au XIXe siècle, la réponse des économistes était invariablement que le progrès technologique crée plus de richesses, et donc d’emplois. Une marée montante qui fait flotter tous les bateaux.

Toutefois, cinq ans après le début de la crise, l’emploi ne redémarre pas dans la plupart des économies développées et même émergentes. Aux Etats-Unis, où la croissance est repartie, la «job machine» reste grippée en dépit des tonnes d’huiles monétaires que déverse dessus la Réserve fédérale. Comme, dans le même temps, le progrès technologique n’a fait qu’accélérer, certains analystes remettent en cause le consensus sur le rôle du progrès technique.

Certes, une majorité d’économistes continuent de penser que la crise est de nature essentiellement cyclique. Selon eux, c’est le processus de désendettement des agents économiques qui maintiendrait la demande au plus bas. Constatant tout ce que ce désendettement a de relatif dans un contexte de taux d’intérêt zéro, d’autres analystes commencent à se demander si aux facteurs conjoncturels ne s’en ajouteraient pas d’autres, structurels, qui auraient été masqués par le boom immobilier précédant la crise.

Depuis 2011 et la publication de leur livre Race against the machine, deux chercheurs de la Sloan School of Management du MIT, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, ont ouvert une piste diablement intéressante.

Ils se sont attachés à comprendre non seulement l’évolution de l’emploi depuis quinze ans mais aussi de la productivité. Or, si depuis 1945 l’augmentation de la productivité était demeurée strictement corrélée avec la courbe de l’emploi – l’amélioration des processus de production ne diminuait pas le besoin de travail associé – ils observent que, depuis 2000, la productivité croît mais que l’emploi (et le salaire médian), lui, diminue. Leur conclusion est que le progrès technologique détruit désormais des jobs plus vite qu’il n’en crée.

La création d’un secteur quaternaire

Dans un article* publié en début d’année, d’autres économistes – les Canadiens Paul Beaudry et David Green et le Britannique Ben Sand – enfoncent le clou en constatant que la demande pour des travailleurs hautement qualifiés, qui était corrélée avec le progrès technologique, s’est inversée depuis treize ans. Ils montrent que cela conduit les travailleurs hautement qualifiés à prendre des jobs demandant moins de compétences, chassant les candidats ayant moins de diplômes vers le bas, jusqu’à sortir une partie de cette main-d’œuvre du marché du travail.

Si ces travaux mettent des données sur l’impression que les progrès technologiques sont devenus si rapides qu’ils laissent derrière eux une masse croissante de travailleurs, ils ne disent rien sur la durée et encore moins sur la permanence du phénomène.

De même que la première révolution industrielle a poussé les emplois du secteur primaire vers le secondaire et la seconde du secondaire vers le tertiaire, rien ne dit que la troisième révolution industrielle ne va pas créer, à terme, de nombreux emplois dans un secteur quaternaire, celui des créatifs, par exemple. Le problème, c’est de savoir combien de temps va durer ce «à terme».

Publié le 26 Août 2013 à 18:07

 

retour