La première loi Aubry n’a créé
que très peu d’emplois. La seconde qui n’impose même pas
d’embauche au patronat pour toucher les 120 milliards de subventions prévues
en créera moins encore. Pour une raison simple : en généralisant
la flexibilité, la loi donne la possibilité aux patrons de
concentrer leur main d’œuvre dans les périodes de forte demande,
c’est à dire de réduire cette même main d’œuvre. Les
quelques emplois créés ou sauvegardés par la première
loi n’ont, en fait, qu’anticiper les départs à la retraite.
Malgré son nom, la loi Aubry est une fausse loi
! En imposant la négociation entreprise par entreprise, voire établissement
par établissement, elle divise et affaiblit les salariés
et laisse totalement démunis ceux des secteurs où les syndicats
n’existent pas. C’est le
contraire des lois sociales et la destruction des Conventions
collectives.
La loi introduit la flexibilité et I’annualisation
dans tous les secteurs, au bon vouloir du patron. Autrement dit, au
lieu d’offrir des garanties et des protections aux travailleurs précaires,
la loi fait exactement l’inverse : elle aligne tout le monde sur le statut
des précaires ! Loin d’être un progrès
social, c’est une véritable régression
!
Les lois Aubry comme les accords de branche signés
sont tous pourris (blocage des salaires, non-paiement
des heures sup, flexibilité, acquis perdus.. .
) . Les Direction d’entreprise les utilisent pour imposer un
chantage aux délégués syndicaux
afin qu’ils finissent par signer un accord contenant l’annualisation et
la
flexibilité. C’est un piége dans lequel
les organisations syndicales ne peuvent accepter de laisser enfermer les
travailleurs ! Il faut le dire, il faut qu’elles le disent.
Or, ce n’est pas le discours qu’on entend de la part
des dirigeants confédéraux ! Par delà les divergences
qu’ils manifestent, tous s’accordent à réclamer
” l’amélioration ” ou la renégociation de la loi. C’est
tomber dans le piège ! Cette loi est dangereuse
dans son principe même. Elle ne peut être ni amendée,
ni
améliorée.
Le Comité syndical doit enfin permettre une coordination
des entreprises en lutte, impulser des
initiatives interprofessionnelles a fin de transformer
le rapport de force.
Nous invitons tous les militants syndicaux et les organisations
syndicales à adhérer au Comité et à
signer cet appel.
Ont déjà signé cet appel: CGT Abattoir
GATINE Viandes, Gérald Le Corre CGT CEGELEC Nanterre, SUD-Education
LP Goussainville, Luc Fleurbaey CFDT ALSTOM St-Oucn, Eric Fatoux UL CGT
Arras, Jeanne Rousseau CGT Santé St-Etienne du Rouvray, Marc Rousseau
CGT Spie Trindel Deville-les-Rouen, Marie-José Daret SNUIPP Rouen,
Cristophe CorneviIle CGT SNCF Sotteville-les-Rouen, José Perez CGT
SNCF Sotteville-les-Rouen,
Pascal Hacot CGT RVI, Jacques Capet CGT Métallurgie
Nanterre, Syndicat CGT CEGELEC SandouvilIe, Faustino Giralt-Soca CGT St-Ouen,
Daniel Frot CGT
La Poste Paris 12ème, Morse Besnaiou CGT SNCF
Even/Yonne, Christian Béride1 SUD-PTT Paris Louvre. Jean-François
Rodier SUD-Rails SNCF EMT Paris Sud-Ouest, Ronan Vibert SUD-Education Dourdan,
Claude TROULIER CGT-PTT Paris 11 ème, Daniel GUERRIER SNJ-CGT, Bruno
Morand SDEN-CGT 59
Pour nous cantacter,téléphonez au
06 68 92 35 01
Il est important de préciser qu’il n’y a pas de
mauvais patrons qui appliquerait mal la loi. C’est la loi elle-même
qui est mauvaise et favorable aux patrons et c’est bien pour cette raison
que les grèves se multiplient en ce moment. Et malheureusement cela
confirme ce que nous disions dans cet appel lancé cet été.
Plus que jamais il est l’heure de se coordonner entre
toutes les entreprises pour faire reculer cette nouvelle
attaque du patronat. Rares sont les fédérations
syndicales qui remplissent ce rôle (aucune confédération
ne le fait). De toutes façons, seul une grève générale
de toutes les professions permettra d’obtenir une vraie réduction
du temps de travail. La grève isolée c'est l'échec
assuré même l à où les syndicats sont forts.